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A propos de JACQUES LOEW 4/4

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Jacques Loew, c'est vraiment ce qui s'appelle la foi

Le vie de Jacques Loew est faites de discontinuités dans la continuité. Une vie pour Dieu et pour les hommes, l’un et l’autre inséparables. Sa dimension eucharistique n’est pas la moins impressionnante. Et il y a à cela des raisons. C’est au cours d’une messe à la chartreuse de la Valsainte que se précise ce qui prendra forme  de conversion chez  Jacques Loew.

On est au cœur d’une Semaine sainte, le jeudi saint précisément. Jacques Loew se tient en haut, à gauche de la tribune, de la chapelle des Chartreux. Il voit ces derniers rassemblés autour de l’autel pour la consécration. Il est soudain impressionné par la portée de leurs paroles qui font d’une hostie le Corps même du Christ ; et d’un peu de vin, son Sang. Il ne comprend pas encore, mais il est touché et le restera. Quiconque à assisté à une messe du Père Loew en garde à jamais mémoire. C’était au secret de cette étonnante présence qui était toute la grâce de cet homme de Dieu qui était si totalement un homme, d’où le titre de ce livre d’entretiens, réalisé par Dominique Xardel, dans la dernière décennie de l’existence de Jaques Loew : Le bonheur d’être homme. Ce bonheur-là, il le devait à Dieu, et aussi à son étonnante à tout qui le rendrait capable de refaire  ses humanités à l’écoute des plus pauvres, lui qui avait été précédemment un homme de livres.

L’École de la foi à Fribourg est son dernier grand œuvre et elle est à l’image du reste : un lieu où l’on apprend à devenir disciple, à l’écoute d’une parole qui nous met en Présence. Jacques Loew, ayant connu la misère du non-sens qui étouffe tant de nos contemporains, se tenait lui-même pour un être dans le besoin, « un besogneux de Dieu », comme il le définissait. « Comme s’il voyait l’invisible », pour reprendre le titre d’un de ses ouvrages, il est allé tendu vers ce Dieu toujours plus grand, dont il a si souvent parlé au soir de sa vie, quand il se retrouva pour près de vingt ans dans des monastères  où il avait tenu à s’établir pour y accomplir ses jours, à un prix de solitude et de silence, qui ne le mettait pas en dehors du monde, mais en son cœur.

Jacques Loew, c’est vraiment ce qui s’appelle la foi : « Quelqu’un qui avait de moins en moins de croyance et de plus en plus la foi ».

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